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Retours sur les Ancolies

Retours sur les Ancolies
Publié le dans Les Ancolies
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La prière du chanteur : en version PDF et en version Imprimerie

Veillée anniversaire du vendredi 3 novembre - Eglise Sainte Bernadette de Lourdes

4000 chanteurs pour fêter les 40 ans d'Ancoli, une soirée à retrouver sur KTO, et dont vous trouverez les textes ci-dessous, ainsi que les pièces d'orgue et les chants.

Toccata quinta (Secondo Libro) Girolamo Frescobaldi
Nos voix s’élèvent (T&M : Jean-Baptiste du Jonchay)
Mon créateur et Seigneur souverain (T : Didier Rimaud – M : Etienne Daniel – U43-75-1)
Psaume 102 (T : AELF – M : Christian Villeneuve)

 

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CANTA ET AMBULA, ST AUGUSTIN

Chantons dès ici-bas l’alléluia au milieu de nos soucis, afin de pouvoir un jour le chanter là-haut dans la paix. Quels soucis, demandes-tu, avons-nous ici-bas ? Mais comment me voudrais-tu sans soucis, quand je lis : La vie humaine n’est-elle pas une épreuve sur la terre (Job 7,1) ? Comment me voudrais-tu sans soucis alors qu’il m’est dit encore : Veillez et priez, de peur d’entrer en tentation (Mc 14,38) ? Comment me voudrais-tu sans soucis, en ce lieu où l’épreuve est si forte que la prière même qui nous est prescrite nous fait dire : ... Ne nous soumets pas à la tentation ? Comment le peuple serait-il dans le bien-être, alors qu’il s’écrie avec moi : Délivre-nous du mal (Mt. 6,13) ?

Et pourtant, mes frères, au milieu même de ce mal, chantons l’alléluia à Dieu qui, dans sa bonté, nous délivre du mal... Même parmi les dangers et parmi les épreuves, que l’alléluia soit chanté par nous comme par les autres ; car Dieu est fidèle, dit l’Apôtre, et il ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces. Donc, même ici-bas, chantons l’alléluia. L’homme est encore pécheur, mais Dieu est fidèle.

L’Apôtre n’a pas dit Il ne permettra pas que vous soyez tentés, mais : Il ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; avec l’épreuve, il vous donnera le moyen de la supporter et d’en sortir (1 Cor. 10,13). Tu es entré dans la tentation ?

Dieu te donnera aussi d’en sortir, pour que tu ne périsses pas dans l’épreuve. Ainsi, comme le vase du potier, tu es façonné par la prédication et cuit par l’épreuve. Aussi quand tu entres dans l’épreuve, pense à la sortie : Dieu est fidèle, et le Seigneur gardera ton entrée et ta sortie (Ps. 120,8). Il y a plus : ce corps deviendra immortel et incorruptible, et toutes les épreuves disparaîtront. Ce corps est mortel. Pourquoi mortel ? A cause du péché. L’Esprit, lui, est vie, ce sont les mots de l’Apôtre.

Pourquoi ? À cause de la justice. Allons-nous donc négliger ce corps de mort ? Non.

Écoute plutôt : Si l’Esprit de celui qui a ressuscité le Christ d’entre les morts demeure en vous, celui qui a ressuscité le Christ d’entre les morts fera aussi revivre vos corps mortels (Rom. 8,10-11). Combien, à ce moment, notre alléluia sera heureux, sûr et sans obstacle ! puisqu’il n’y aura plus alors d’ennemi et qu’aucun ami ne périra plus.

Là Dieu sera loué. Ici aussi Dieu est loué. Mais ici il l’est par des hommes plongés dans les soucis, là par des hommes vivant dans la paix ; ici par des mortels, là par des êtres définitivement vivants ; ici en espérance, là en réalité ; ici sur le chemin, là dans la patrie.

Dès maintenant donc, mes frères, chantons, non pour agrémenter notre repos, mais pour soutenir nos labeurs, comme on chante sur la route : « Chante mais marche ; soutiens ton labeur en chantant ; n’aime point la paresse ; chante et marche. » Que veut dire « marche » ? Progresse, progresse dans le bien, . . . progresse dans la vraie foi, progresse dans la sainteté. Chante et marche !

Sermon 256, 1,3 : PL 38, 1191, 1192-1193. « Lectures chrétiennes pour notre temps » : © 1973 Abbaye d’Orval

 

Que des milliers de voix (T : Didier Rimaud – M : Christian Villeneuve – Y570)
Prélude en si mineur (Jean-Sébastien Bach - Le clavier bien tempéré Livre I) 
Tout au long du chemin (T : Didier Rimaud – M : Christian Villeneuve – I303-1)

 

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ÉVANGILE DE LA TRANSFIGURATION (Mt 17, 1-9)

 

Psaume 22 (T : AELF – M : Christian Villeneuve ZL22-6)
Choral final de la Passion selon St Jean – T : Abbé Rebufat – M : Jean-Sébastien Bach)

 

ÉMERVEILLEMENT, MAURICE ZUNDEL

L’immense majorité des hommes ne le savent pas, l’immense majorité des croyants ne le savent pas, car justement l’immense majorité des croyants sont encore tournés vers un faux Dieu, un Dieu extérieur, un Dieu dans l’espace atmosphérique, un Dieu qui contraint, un Dieu qui limite, un Dieu qui menace, un Dieu qui terrifie, un Dieu qui tue, alors qu’Augustin le rencontrait comme la vie, la vie de la vie.

Il s’agit donc pour nous de nous défaire de cette idolâtrie qui est si fréquente chez nous et dans laquelle d’ailleurs nous retombons, dès que nous cessons d’écouter, dès que nous cessons de nous émerveiller.

Dieu, c’est quand on s’émerveille. Dieu, pourrait-on dire, c’est quand on s’émerveille.

Dieu, c’est quand tout d’un coup on découvre le visage de la beauté ; Dieu, c’est quand on perçoit une valeur infinie ; Dieu, c’est quand résonne la musique de l’éternité ; Dieu, c’est quand l’homme ne se voit plus, parce qu’il n’est plus qu’un regard vers cette Présence qui l’appelle, qui l’aimante, qui l’oriente, qui le délivre en le comblant.

Et tout est là : il s’agit pour nous de recréer toutes les occasions de nous émerveiller, qui ont suscité l’immense procession des œuvres d’art. Car c’est dans la mesure où nous serons centrés sur cette beauté, toujours inconnue et toujours reconnue, que nous nous quitterons sans y penser et que, à nouveau, nous accédons à nous-même en passant du dehors au-dedans et en retrouvant l’attente éternelle de Dieu qui était toujours déjà là, bien que nous fussions si longtemps distraits, absents et inattentifs.

C’est par l’émerveillement que Dieu entre dans la vie. Il entre dans la vie comme l’affleurement, comme la manifestation de cet infini qui, soudain, prend un visage, se personnalise. C’est Quelqu’un !

C’est Quelqu’un qui est en moi au plus profond de moi, mais qui n’est pas moi. C’est Quelqu’un qui est dans l’autre, au plus profond de l’autre, mais qui n’est pas lui. C’est Quelqu’un qui nous rassemble.

C’est Quelqu’un dont la vie circule des uns dans les autres. C’est celui qui nous unit et qui, seul, peut nous unir, mais, d’abord, qui nous permet de vivifier notre vie au plus secret de nous-mêmes.

Jésus est le maître de l’émerveillement. Il a regardé les lys des champs qui sont plus beaux que Salomon dans toute sa gloire, car Salomon n’a été vêtu comme l’un d’eux, et Jésus sait que toute réalité est si précieuse que les cheveux même de notre tête sont comptés.

C’est donc par le chemin de l’admiration que Jésus nous conduit à la découverte de

Dieu, du monde et de nous-mêmes, parce que justement, il donne à toute réalité un visage. Et c’est justement dans cette ligne qu’il s’agit d’envisager toute la nouveauté de l’Évangile : Jésus a pris la vie, il l’a glorifiée, il l’a transfigurée, il lui a donné une dimension infinie, afin que nous puissions la vivre avec un émerveillement continuel et une passion infinie.

S’émerveiller (Paroles choisies par Virgile Rochat et Marc Donzé) – Maurice Zundel – Ed. Cabédita 

 

Lauda Sion – Le Pain des anges (T : St Thomas d’Aquin/AELF – M : Grégory Notebaert – ML71-12)
Celui qui a mangé de ce pain (T : Jean Servel – M : Marcel Godard – D140-2 – prélude d’orgue du compositeur extrait du Petit livre d’orgue)
Pour l’amour de cet homme (T : Didier Rimaud – M : Marcel Godard – WP569)

 

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DESIDERIO DESIDERAVI, PAPE FRANÇOIS (9-10)

Dès le début, l’Église avait compris, éclairée par l’Esprit Saint, que ce qui, de Jésus, était visible, ce qui pouvait être vu avec les yeux et touché avec les mains, ses paroles et ses gestes, le caractère concret du Verbe incarné, tout de Lui était passé dans la célébration des sacrements.

C’est là que réside toute la puissante beauté de la liturgie. Si la Résurrection était pour nous un concept, une idée, une pensée ; si le Ressuscité était pour nous le souvenir du souvenir d’autres personnes, même si elles faisaient autorité, comme par exemple les Apôtres ; s’il ne nous était pas donné, à nous aussi, la possibilité d’une vraie rencontre avec Lui, ce serait comme déclarer épuisée la nouveauté du Verbe fait chair.

Au contraire, l’Incarnation, en plus d’être le seul événement nouveau que l’histoire connaisse, est aussi la méthode même que la Sainte Trinité a choisie pour nous ouvrir le chemin de la communion. La foi chrétienne est soit une rencontre avec Lui vivant, soit elle n’existe pas.

Lettre apostolique du Pape François Desiderio desideravi – 29 juin 2022)

 

Pour que Dieu soit dit (T : Claude Bernard – M : Christian Villeneuve – K550)
Regarde Seigneur tes enfants (T : Maurice Coste – M : Etienne Daniel – V40-88)
Magnificat Choral (T : AELF – M : Christian Villeneuve- ZL(NT)1-28)
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Appelés pour bâtir le royaume (T : Gérard Tracol – M : Henri Dumas – TK51-32)
Je vous salue Marie (T : AELF – M : Xavier Darasse – V22-67-13) 
Prélude en do majeur (Jean-Sébastien Bach - Le clavier bien tempéré Livre II)

Tous nos remerciements à Paul Craipeau et au père Olivier Praud pour la conception de la veillée, Véronique leGuen et Yves Lafargue à l’orgue, Christophe Bergossi, Alexis Duff aure, Caroline Gaulon, Patrick Lamon,direction, Agnès Pinardel-Minier, Caroline Marçot, Jérôme Desprez, Julien Courtois, solistes,Simon Foltran, violoncelle.

Télécharger le fichier PDF de la veillée anniversaire des Ancolies.

Crédit Photo : Philippe Cabidoche - MVPro